Municipales 2026 : à quatre mois des élections, la mairie de Marseille vante le déploiement des caméras de surveillance
À quelques mois de la fin de mandat de Benoît Payan, la mairie de Marseille met en avant l’accélération de l’installation de la vidéosurveillance dans toute la ville. Le nombre des 2.000 caméras devrait être dépassé à la fin de cette année 2025.
Le sujet de la vidéosurveillance anime la campagne des élections municipales à Marseille à quatre mois de l’échéance. La mairie continue d’installer des caméras dans toute la ville, trois semaines après avoir reçu l’autorisation de l’État d’en ajouter 300 entre 2026 et 2027.
Il y en avait environ 1.500 au début du mandat de Benoît Payan en 2020, il y en aura 2.000 d’ici à la fin de l’année 2025 et 2.200 d’ici à deux ans. Yannick Ohanessian, adjoint à la mairie en charge de la sécurité, a fait le déplacement dans le 12e arrondissement jeudi 13 novembre pour se targuer de ce déploiement. Il a assisté à la pose d’une caméra sur l’école primaire Montolivet.
La vidéosurveillance, “un outil parmi d’autres”
“La caméra, ce n’est pas l’alpha et l’oméga des politiques publiques de sécurité et de tranquillité. En revanche, c’est un outil parmi tous les autres outils qu’on peut utiliser à la ville”, assure Yannick Ohanessian. L’élu évoque un exemple qui remonte à l’été, quand les policiers ont repéré et interpellé un homme qui s’apprêtait à agresser une femme en pleine rue dans le centre de Marseille : “C’est la caméra qui a permis l’intervention d’un équipage de police pour éviter le pire”, explique-t-il.
Sous la nacelle de l’entreprise en train de poser la caméra flambant neuve, l’élu socialiste répond à un message du maire Les Républicains des 11e et 12e arrondissement, Sylvain Souvestre, posté la veille, mercredi 12 novembre, sur son compte Instagram. L’élu est filmé devant les deux autres caméras déjà posées sur l’école maternelle, “deux caméras posées en dépit du bon sens, sans concertation avec la mairie de secteur”, dit-il. “Depuis cinq ans, nous dénonçons le manque de caméras. Là, au lieu de travailler main dans la main avec ceux qui connaissent le terrain, je dénonce aujourd’hui une pose faite de façon hasardeuse”, ajoute Sylvain Souvestre dans sa vidéo.